Après la Seconde Guerre mondiale, Diegem fut découpée par les routes. À partir de 1969, le rond-point de 1950 fit place à un énorme échangeur de 360 mètres de diamètre : en bas, la liaison entre l'E5 et l'E10 par le Ring de Bruxelles ; au-dessus, l'autoroute de l'aéroport, avec des trèfles vers la Woluwelaan. La Haachtsesteenweg retrouva un tracé rectiligne vers Haren, si bien que l'ancienne courbe autour du domaine de Wezembeek disparut. Pour les habitants, on prévit un tunnel piétonnier vers Diegem-Lo, un pont dans la Lodewijk Degreefstraat et une liaison vers l'ancienne Haachtsesteenweg, mais les Schetsstraat, Dilsstraat, Machelenstraat, Broekstraat et Molenstraat devinrent des culs-de-sac. Bruxelles eut son ring ; Diegem en fut coupée en morceaux.
La proximité de l'aéroport fit naître un parc industriel de part et d'autre de l'autoroute Evere-Zaventem, et à partir de juillet 1971 trois hôtels y ouvrirent, Holiday Inn, Novotel et Sofitel, avec plus de 600 nuitées par jour à eux trois. Il y eut aussi des nuisances : pendant des années, les émanations d'une entreprise pharmaceutique près du château d'eau, et en 1974 une centrale d'asphalte prévue sur la Feldheimlaan, que le comité Leefmilieu parvint à empêcher. Vers 1972, la place du marché reçut des pavés bicolores et, devant les tours du château, une petite place ronde pour épargner les arbres. En 1971, une antenne de télévision collective fut placée sur la tour de l'église.