Le long de la Woluwe et du Hollebeek s'étendaient autrefois de nombreux « broeken » : des prairies humides et marécageuses. Du début septembre à la fin octobre, les pauvres pouvaient y faire paître librement leur bétail. Les sources citent le Dyeghem broec (1644) et, dans les environs, le Harenbroec, le Machelen broec et le Vilvoorden broec. La Broekstraat, ancienne liaison vers le Hamweg et la Senne, en garde le souvenir.
Diegem avait son Langbroek, de Zaventem le long de la Woluwe jusqu'au château ; le nom Lambroek en est peut-être une déformation. En face du Duivenmolen s'étendait le Cortenbroek, le long du Hollebeek, et sur le cours inférieur de la Woluwe, vers Machelen, le Thiendebroek, dont la dîme revenait à l'abbaye de Kornelimünster.
Des étangs pour les moulins et le papier
Les étangs ne servaient pas qu'aux poissons. Au Broekmolen, une rigole captait l'eau de la Woluwe et la menait à un étang de l'autre côté de la rue ; une seconde rigole évacuait l'eau usée vers le Hollebeek. Le moulin à papier disposait ainsi toujours d'assez d'eau propre, et le propriétaire payait un double cens pour ces deux rigoles. Vers 1606, Gillis de Smet conduisait de la même manière l'eau de son étang de ten Bossche par-dessus le Hollebeek et la Woluwe jusqu'à son moulin à papier.
Un chapelet d'étangs
Jusqu'au XXe siècle, un chapelet d'étangs s'étendait entre le village et Nijpezele : dans le parc du château De Reine, au Donjon, dans le domaine du château et plus tard à la pépinière d'ornement Alpiflora à Diegem-Lo. Lors du voûtement de la Woluwe dans les années 1930, beaucoup d'étangs furent réduits ou comblés. En mai 1943, l'étang du château servait encore de lieu de baignade aux jeunes.
En 1956, la commune aménagea sur l'ancien domaine du château un parc avec étang, avec le Cleyne Molen à l'arrière-plan ; une partie de l'ancien étang du château devint un terrain de football, à côté du château incendié. Les étangs d'Alpiflora disparurent en 1972 lors de l'agrandissement de l'échangeur.