Les maladies contagieuses revenaient sans cesse : après la peste vinrent le choléra (1832, 1849 et 1866, qui fit alors 70 morts), le typhus (1839) et la variole (1870 et 1903). Les marais de la vallée de la Woluwe y étaient pour quelque chose ; sur le plateau de Diegem-Lo, les gens étaient moins touchés. En 1845-1846, la maladie de la pomme de terre provoqua en outre la famine.
Après le choléra de 1866, le conseil communal remercia le docteur Jan Frans Lammens, sur la brèche jour et nuit, le vicaire Verwilt, qui avait visité les malades de maison en maison, Jan Dehase, qui avait prêté sa ferme comme hôpital gratuit, et les Sœurs de Saint-Vincent-de-Paul. Sur les 43 malades de l'hôpital, 21 moururent ; sœur Martha tomba malade le 24 septembre à trois heures du matin et mourut le soir même.
Médecins et sages-femmes
En 1651, le chirurgien Gerardus Elseviers soignait les pauvres. Au XIXe siècle, la commune nomma régulièrement un médecin des pauvres, comme l'homéopathe Carolus Rayé de Vilvorde (1836) et Joannes Muller (1840), tenu de résider à Diegem. Dans la première moitié du siècle, le docteur Jan Frans De Smedt visitait de nombreux villages et soignait chez lui en moyenne 35 patients par jour. Après lui vinrent Lammens et Eugène Van der Aa ; à partir de 1905, il y eut deux médecins, Vloebergh et De Mortier, et en 1942 un troisième, Vande Poel. Des sages-femmes sont citées dès 1683 ; les anciens de Diegem parlaient encore longtemps d'Isabella Moyson, dite « Dikke Belle » (la grosse Belle).
Le docteur Van der Aa
Eugène Van der Aa, né à Beringen en 1844, avait contribué étudiant à Louvain à fonder un hôpital de campagne pour les blessés de la guerre franco-allemande de 1870. Il s'installa à Diegem en 1871. Il fonda un cercle dramatique, entra au conseil communal pour défendre l'enseignement et fut bourgmestre de 1883 à sa mort en 1906. Il fit percer la rue du village à la gare, qui porte son nom, la Kasteelstraat, et installer l'éclairage public et un égout sous la Haachtsesteenweg. Quelque 3 000 personnes assistèrent à ses funérailles en février 1906.
Hygiène
Les archives paroissiales conservent une recette de pot-pourri du XVIIIe siècle à base de roses, jasmin, thym, romarin et lavande, destinée à éloigner insectes et mauvaises odeurs. En 1900, le collège échevinal conseilla aux habitants de blanchir leurs maisons, de nettoyer les égouts et de détruire les rats. À partir de 1930, la commune ramassa les ordures avec un cheval et une charrette ; le cheval logeait derrière la maison communale. En 1932 fut créé le Kinderheil Sint-Anna, une consultation pour nourrissons fondée par Maria Boulanger-Couder.